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Nicola Marcone

La sensibilité particulière de Nicola Marcone s’exprime tout d’abord par des couleurs vives : il cherche la lumière avec véhémence. Un voyage en Egypte rend sa palette diaphane. Ses représentations sont souvent fondées sur la vision d’objets modestes qui appartiennent à notre quotiden; des objets usuels – défraîchis par le temps – qui plongent le spectateur dans l’univers de la nostalgie. A l’aide d’un rendu légèrement flou et de métaphores simples il nous fait pénétrer dans un milieu suranné empreint d’émotion. Elles s’offrent au regard en état de lévitation, libres, comme en suspension dans un espace neutre. Cette liberté revendiquée nous éloigne du réalisme au profit d’une vision poétique.

L’artiste s’exprime ainsi sur son œuvre :
« Nous vivons dans un monde saturé d’images et de discours. Nous n’avons pas besoin de plus, mais de moins. Plus de mots et plus d’images contribueront à grandir la confusion et la superficialité. Notre idéologie moderniste et technologisante projette nos existences dans une inactualité permanente: notre vie et notre bonheur ne peuvent plus être ici et maintenant, mais ailleurs, dans une prochaine réforme, dans une conquête technique ultérieure.
Ce qui nous manque dramatiquement, c’est l’approfondissement et l’authenticité: il faut donc apprendre à être simples, se répéter, être seuls, s’ennuyer, contempler les choses mille fois vues et en redécouvrir enfin l’importance pour nous.
Il faut s’arrêter à l’essentiel, qui n’est pas le plus spectaculaire, et commencer à effacer…l’image ».

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Nicola Marcone est né en Italie en 1958. Licence ès lettres
à l’Université de Neuchâtel en 1983. Assistant à l’Institut
d’italien de l’Université de Neuchâtel de 1985 à 1989.
Diplômé de l’Ecole supérieure d’Arts visuels de
Genève en 1988.

Lauréat du Prix des Amis des Arts, La Chaux-de-Fonds et du Prix Bachelin, Neuchâtel en 1990. Bourse de la Conférence des Villes suisses pour un séjour en Egypte en 1995.