Christiane Dubois

Peintures, estampes, sculptures

Du samedi 6 juin au dimanche 12 juillet 2020

Vernissage en présence de l’artiste et présentation de l’exposition par Walter Tschopp, samedi 13 juin dès 16 heures

Christiane Dubois

 

Née à La Chaux-de-Fonds, vit et travaille aux Bois (JU).
Bénéficiaire de plusieurs prix et bourses, elle a beaucoup voyagé et accompli des séjours d’études en Asie, au Proche-Orient, à Paris, en Egypte, en Belgique et en Afrique.


Elle expose régulièrement, individuellement ou collectivement en Suisse et à l’étranger (Allemagne, France, Pologne, USA, Hollande, Autriche et Belgique).


Ses oeuvres bénéficient d’une large audience et enrichissent les collections d’une bonne douzaine d’institutions de divers cantons suisses.


En 2007-2008, le Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel lui a consacré sa grande exposition annuelle à l’occasion de laquelle un ouvrage richement illustré a été édité.


C’est la première fois que la Galerie 2016 l’accueille en ses murs.

« Le mental est comme la troisième dimension de mes oeuvres. »
Christiane Dubois

Fascination du corps


La représentation du corps humain est probablement le champ thématique le plus important de l’histoire de l’art. Chaque génération d’artistes a réinventé sa façon de l’approcher, à l’image des figures d’Alberto Giacometti, aussi nouvelles que célèbres.


Christiane Dubois s’y emploie depuis quarante ans en chercheuse intuitive, attentive à l’interaction des matériaux utilisés avec les techniques mises en oeuvre où le mental n’en contrôle qu’après coup la qualité de la démarche: corps célébrés ou repliés sur eux-mêmes, isolés ou en groupes, jubilatoires ou déchirés. Les différents cycles présentés dans cette exposition tournent toujours autour du même sujet : Le Torse d’abord, dessiné avec des traits puissants, seul, comme une évocation moderne des figures démembrées de l’Antiquité ; les Corps recroquevillés ensuite qui mettent en scène l’homme fragile et blessé. Ici, la technique du monotype sous-tend ce déchirement avec ses transferts et ses superpositions, ses effacements et ses reprises. Ces humanoïdes en repli mènent aux Blocs erratiques où les corps repliés se retrouvent enfermés et pétrifiés dans une grande masse minérale où la vie courte et fragile du corps humain retrouve une nouvelle éternité.


Une quatrième série sous le titre générique Le plat pays revient aux corps en groupe, aux foules même. Cet ensemble gravé a été réalisé en pointe sèche sur plexi après un séjour au Centre Frans Masereel à Kasterlee (Belgique). Les lignes raides, caractéristiques de la pointe sèche, s’enchevêtrent en une composition hallucinante de corps mêlés les uns dans les autres dans la solitude des grands espaces du nord. Données en noir-blanc ou même dans de beaux coloris, ces oeuvres, comme celles des autres cycles, nous parlent de la condition de l’homme moderne, entre perte et affirmation de soi.


Walter Tschopp
Conservateur de la Fondation Ateliers d’Artiste

Maison des Arcades • Rue de la Rebatte 2 • CH-2068 Hauterive • +41 32 753 30 33 • www.galerie2016.ch
• Ouverture du mercredi au dimanche de 14h à 18h durant les périodes d'exposition

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